tasteless violence

you're running down my thigh.
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theme

I got a credit card at the end of last year to get my credit up from non-existent. I’ve made 100% on time payments over the course of almost a year, and as of today, I officially have “good” credit (as opposed to average). I feel proud as shit.


When I met George it was love at first sight. He was absolutely irresistible. We’d stay up all night playing and laughing. He made me do all the Python sketches and I made him do all the Beatle songs.
When I met George it was love at first sight. He was absolutely irresistible. We’d stay up all night playing and laughing. He made me do all the Python sketches and I made him do all the Beatle songs.

merzbow-derek:

BIG BLACK
Songs About Fucking
Touch And Go (1987)
Avant de devenir un producteur autodidacte parmi les plus demandés et réputés au monde (on lui doit notamment des disques de Nirvana, PJ Harvey, Pixies), Steve Albini exerçait ses talents dans l’influent fanzine américain Forced Exposure, dans lequel il a publié quantité d’articles scandaleux aux titres évocateurs, du style « Un bon policier est un policier mort ». Ces textes, déjà, représentaient un condensé des thèmes que celui-ci allait aborder au sein de Big Black, trio chicagoan phare des années 1980. Toute l’Amérique des bas-fonds y défilera, comme dans un roman d’Harry Crews, en de brefs zooms sur des faits divers sordides. C’est l’ordre établi que Steve Albini, chanteur guitariste ici entouré de David Michael Riley et Melvin Belli, vise sur ce deuxième album issu d’une carrière météorite menée à tombeau ouvert, comme s’il en allait de la survie de Big Black que d’inscrire son nom en lettres vitriolées à l’acide. Pour se faire, des images lugubres assènent des ambiances glauques se déroulant entre autres dans des abattoirs ou des centres d’entraînement pour chiens blancs (à ce sujet, ceux qui connaissent le film de Samuel Fuller comprendront de quoi il retourne). Comme l’écrivain beat William S. Burroughs animant, sur Dead City Radio, un talk show imaginaire depuis un cimetière, et remerciant ironiquement l’Amérique de ses atrocités, qu’il s’agisse du Ku Klux Klan ou des meurtres d’homosexuels, l’intègre Big Black stigmatise une Amérique honteuse, voyeuriste, et fouille à loisir dans ses entrailles, en n’hésitant pas à aborder des sujets aussi sensibles que les abus sexuels et les armes à feu. De ces tranches de vie claustrophobes déclinées sur des EP cultes (Lungs, Bulldozer et Race X), naît un sentiment oppressant. Songs About Fucking, quant à lui, avec un savoir faire accru, creuse une veine similaire, toujours basée sur la même formule : sèche, décharnée à force de guitares stridentes (l’on songera à Arto Lindsay au sein du combo no wave DNA) luttant désespérément avec une rythmique épileptique influencée par les Français Métal Urbain. On n’hésite pas à citer Kraftwerk, Cheap Trick, sur deux faces opposables, intitulées « Happy Otter » et « Sad Otter », la seconde s’avérant plus heavy, au moins sur « Kitty Empire » et « Bombastic Intro », quelque soit la brièveté de ce dernier – jamais toutefois le groupe n’aura été meilleur que sur scène, comme en témoigne Kerosene. Après l’aventure Big Black, Steve Albini se consacrera un temps à Rapeman, dont l’humour acerbe ne sera pas du goût des féministes, surtout qu’il aborde des sujets aussi tordus que les culottes de Kim Gordon de Sonic Youth ! Et puis, il y aura Shellac…

"But you are a woman who stage dives…" [x]

Unknown Life On Mars?
Unknown David Bowie
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